Recherche

Les semenciers, acteurs de l'innovation
Part moyenne du chiffre d’affaires des entreprises réinvesti dans la R&D chaque année
Pourquoi améliorer les plantes ?
Les étapes de la domestication

Enrichir les connaissances scientifiques au bénéfice de tous
L'évolution des pathogènes ou le développement de connaissances scientifiques font que les semenciers investissent en permanence dans des projets de recherche pour être à la pointe de l'innovation. Le sélectionneur peut avoir besoin de développer des connaissances pour mieux comprendre les mécanismes moléculaires responsables de certains caractères intéressants ou de mieux connaître les pathogènes contre lesquels il souhaite trouver une solution. Ces travaux de recherche se font souvent en collaboration avec d'autres semenciers mais également dans le cadre de partenariats public-privé pour contribuer à enrichir les connaissances scientifiques.
Quels bénéfices de la recherche ?
Les principaux axes de recherches sont les suivants :

À titre d'exemple, les rendements du maïs grain étaient de 16 q/ha en 1948, contre 101 q/ha aujourd'hui grâce au progrès génétique. La teneur en protéines du soja a augmenté de 1,5 point grâce aux investissements dans la recherche et à la sélection de nouvelles variétés entre 1990 et 2016. Les résistances aux maladies ont progressé. En céréales à paille, plus de 70% des variétés de blé tendre inscrites sont résistantes à la fusariose en 2022, contre 70% sensibles en 2005. En 2023, la majorité des variétés d'orge d'hiver inscrites sont résistantes à la jaunisse nanisante.

Accompagner la recherche
Les programmes de sélection végétale demeurent chronophages malgré les progrès scientifiques rapides. Selon les espèces, 7 à 12 ans s'écoulent entre les premiers croisements et l'obtention de nouvelles variétés intéressantes, que ce soit par des professionnels ou des amateurs. Les investissements dans ce domaine sont considérables, atteignant jusqu'à 24% du chiffre d'affaires pour certaines cultures avec une moyenne de 13%.
Nombre de chercheurs en France dans les entreprises semencières
Sécuriser les dispositifs fiscaux de soutien à l'innovation variétale
La sélection nécessite un financement soutenu sur le long terme. Le crédit d'impôt recherche permet de dynamiser les efforts de recherche et bénéficie donc aux filières agricoles et alimentaires. D'après une enquête de l’UFS menée en 2023 auprès de ses adhérents, environ 25% des dépenses de R&D sont financées par le CIR, quel que soit le type d'entreprise. Les principales dépenses couvertes sont celles du personnel de recherche suivies des frais de fonctionnement.













