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Les semenciers, acteurs de l'innovation

La filière des semences et plants est un secteur investissant massivement en R&D qui agit de ce fait en anticipation. Toute variété créée répond à un besoin identifié par le sélectionneur pour apporter une réponse génétique adaptée.
11%

Part moyenne du chiffre d’affaires des entreprises réinvesti dans la R&D chaque année

Pourquoi améliorer les plantes ?

Les plantes font face à des environnements fluctuants et parfois hostiles : sècheresse, inondations, salinité des sols, écarts de température, attaques de ravageurs-insectes, infection par des virus, des champignons… Elles subissent également de plein fouet les conséquences du changement climatique qui affecte leur développement, leur santé et leur production. À la différence des animaux, les plantes ne se déplacent pas, elles doivent donc trouver sur place, les nutriments nécessaires à leur survie et développer des stratégies leur permettant d’éviter ou de tolérer les contraintes du milieu.
La domestication des plantes a permis le développement de l’agriculture. Ensuite, la sélection des variétés a permis d’adapter les plantes aux besoins évolutifs des agriculteurs et des attentes sociétales. La capacité à assurer un rendement constitue l'un des principaux objectifs des programmes de sélection mais les attentes de l’agriculture augmentent et se diversifient : adaptation aux nouvelles pratiques agronomiques, au changement climatique, résistances aux maladies, meilleur respect de l’environnement, qualité nutritionnelle améliorée, augmentation des protéines végétales, adéquation avec les besoins des filières agroalimentaires, etc.

Les étapes de la domestication

Plus de 50% des gains de productivité sont dus à des variétés améliorées résultant d’une sélection végétale et on estime que ce chiffre atteindra jusqu’à 80% dans les années à venir, notamment en raison de la réduction de l’utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais.

Enrichir les connaissances scientifiques au bénéfice de tous

L'évolution des pathogènes ou le développement de connaissances scientifiques font que les semenciers investissent en permanence dans des projets de recherche pour être à la pointe de l'innovation. Le sélectionneur peut avoir besoin de développer des connaissances pour mieux comprendre les mécanismes moléculaires responsables de certains caractères intéressants ou de mieux connaître les pathogènes contre lesquels il souhaite trouver une solution. Ces travaux de recherche se font souvent en collaboration avec d'autres semenciers mais également dans le cadre de partenariats public-privé pour contribuer à enrichir les connaissances scientifiques.

Quels bénéfices de la recherche ?

Les principaux axes de recherches sont les suivants :

À titre d'exemple, les rendements du maïs grain étaient de 16 q/ha en 1948, contre 101 q/ha aujourd'hui grâce au progrès génétique. La teneur en protéines du soja a augmenté de 1,5 point grâce aux investissements dans la recherche et à la sélection de nouvelles variétés entre 1990 et 2016. Les résistances aux maladies ont progressé. En céréales à paille, plus de 70% des variétés de blé tendre inscrites sont résistantes à la fusariose en 2022, contre 70% sensibles en 2005. En 2023, la majorité des variétés d'orge d'hiver inscrites sont résistantes à la jaunisse nanisante.

Accompagner la recherche

Les programmes de sélection végétale demeurent chronophages malgré les progrès scientifiques rapides. Selon les espèces, 7 à 12 ans s'écoulent entre les premiers croisements et l'obtention de nouvelles variétés intéressantes, que ce soit par des professionnels ou des amateurs. Les investissements dans ce domaine sont considérables, atteignant jusqu'à 24% du chiffre d'affaires pour certaines cultures avec une moyenne de 11%.
Ce taux dépasse largement la moyenne française des dépenses en R&D, qui s'élève à 2,28% du PIB d'après l'INSEE. Face aux défis techniques et technologiques, des mesures de soutien comme le Crédit Impôt Recherche (CIR) ou le financement de projets de recherche s'avèrent essentielles. Elles visent à stimuler l'innovation pour continuer à développer des variétés toujours plus adaptées aux besoins.
3 000

Nombre de chercheurs en France dans les entreprises semencières

Sécuriser les dispositifs fiscaux de soutien à l'innovation variétale

La sélection nécessite un financement soutenu sur le long terme. Le crédit d'impôt recherche permet de dynamiser les efforts de recherche et bénéficie donc aux filières agricoles et alimentaires. D'après une enquête de l’UFS menée en 2023 auprès de ses adhérents, environ 25% des dépenses de R&D sont financées par le CIR, quel que soit le type d'entreprise. Les principales dépenses couvertes sont celles du personnel de recherche suivies des frais de fonctionnement.

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