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Nutrition animale

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Les productions végétales au coeur de l'alimentation animale

Bien nourrir les animaux pour mieux nourrir les Hommes, tel est aujourd’hui l'objectif premier des industriels qui produisent les aliments des animaux d'élevage.
19,1

millions de tonnes d’aliments composés ont été produits en France en 2023

Quels enjeux de la nutrition animale ?

Les entreprises de nutrition animale sont essentielles à l'équilibre des filières d'élevage en France. Elles doivent fournir des aliments adaptés aux animaux d'élevage, garantir un haut niveau de sécurité alimentaire et répondre aux exigences croissantes en matière de durabilité.

Cependant, ces dernières années ont été marquées par d'importants changements. En 20 ans, la fabrication d’aliments composés a diminué de 3 millions de tonnes, soit de près de 14%. Cela s'explique par l'évolution des pratiques agricoles, l'utilisation de la nutrition de précision pour réduire la quantité d'aliments nécessaires et la réduction du nombre d'exploitations d'élevage. Malgré ces défis, le secteur est crucial, offrant un débouché important pour la valorisation des produits agricoles français et répondant à une demande en augmentation stimulée par la croissance démographique.

Quelles sont les matières premières utilisées ?

On trouve en premier lieu les céréales (49%) mais également des matières premières non directement valorisables par l’Homme pour 43% du volume : 29% de tourteaux, 11% de coproduits céréaliers (sons, drêches…), et 3% de déshydratés (luzerne, pulpes de betteraves). La part de l’aliment composé dans la ration est variable en fonction des espèces, les ruminants se nourrissant principalement de fourrage, alors que les porcs et les volailles principalement de céréales, tourteaux ou graines de protéagineux (lupin, féverole, etc.).

Les nombreuses attentes en nutrition animale

Afin d’assurer l’approvisionnement en quantité pour alimenter les populations, tout en garantissant une qualité des denrées d’origine animale, le secteur de la nutrition animale doit répondre à des attentes en terme de qualités nutritionnelles pour les animaux, de compétitivité, de décarbonation ou encore de bien-être animal. L’avenir de la nutrition animale française dépend aujourd’hui de ses capacités à maintenir une activité performante et significative sur le territoire national, tout en maintenant ses capacités à exporter son savoir-faire.

Quels sont les apports de la création variétale ?

Le choix variétal est un des leviers pour améliorer l’autonomie protéique de son élevage. Les semenciers jouent un rôle crucial dans ce processus en sélectionnant des variétés de céréales, de légumineuses et d'autres protéagineux qui permettent aux éleveurs d'accroître leur production de viande et de lait. Les sélectionneurs mettent l'accent sur des caractéristiques telles que la digestibilité des plantes, la qualité alimentaire, la facilité d’exploitation ou encore la régularité de leur production. De plus, les variétés sont choisies pour leur résistance aux maladies et aux ravageurs, ce qui garantit des rendements stables et la qualité des aliments fournis.

Les semenciers proposent régulièrement de nouvelles variétés présentant des améliorations sur divers critères impactant positivement la production de protéines, qui sont ensuite inscrites au catalogue officiel des variétés. Il s’agit d’un moteur d'innovation constant, exigeant que chaque nouvelle variété apporte une amélioration par rapport à la moyenne des variétés déjà inscrites. Un exemple concret de ce progrès est l'amélioration de la souplesse des feuilles de fétuque élevée, qui s'est traduite par une augmentation significative de la production laitière, à hauteur de 1,6 kg de lait supplémentaire par vache et par jour.

73%

Des matières premières utilisées par les fabricants d’aliments composés sont d’origine française.

Des variétés sélectionnées pour améliorer l'autonomie protéique des élevages

La sélection variétale peut être orientée en fonction des besoins des élevages. Pour cela, des coefficients différents peuvent être appliqués aux notes liées aux critères d’intérêt. En l’espèce, pour la sélection variétale on peut, par exemple, donner un coefficient plus important à la teneur en protéines plutôt qu’au rendement. Dans ce cas, l’inscription privilégiera les variétés à forte teneur protéine, même si elles ont un meilleur rendement.

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